À l’échelle mondiale, juin se classe également comme le deuxième mois de juin le plus chaud jamais observé.
« Ce type de vague de chaleur est conforme à ce que l’on attend dans un climat en mutation », a déclaré John Kennedy, responsable des informations climatiques à l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
« Au cours des 50 années qui ont suivi la vague de chaleur historique de 1976, l’Europe dans son ensemble s’est réchauffée d’environ deux degrés. C’est le continent qui se réchauffe le plus rapidement, et les températures extrêmes y sont également en hausse. »
Selon Copernicus, cette chaleur exceptionnelle a été alimentée par des températures de surface de la mer jamais observées pour un mois de juin. La température moyenne des océans hors régions polaires a ainsi atteint un niveau record, dépassant légèrement le précédent record établi en juin 2024, en partie sous l’effet du retour de conditions El Niño dans le Pacifique équatorial.
Un lourd bilan humain
Cette vague de chaleur a eu des conséquences sanitaires importantes, avec des décès liés aux températures extrêmes, tandis que la sécheresse s’est aggravée dans de nombreuses régions.
Combinées à des sols déjà asséchés, les fortes chaleurs ont favorisé les incendies de forêt et accru les risques de sécheresse, notamment en Europe de l’Est. Selon l’OMM, la chaleur persiste également en ce début de juillet dans certaines parties de l’Europe occidentale, où elle s’accompagne d’orages violents localisés ainsi que d’un risque élevé d’incendies, en particulier en France et dans la péninsule Ibérique.
La chaleur extrême est souvent qualifiée de « tueur silencieux », car les décès qu’elle provoque sont fréquemment sous-estimés.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 200.000 décès liés à la chaleur ont été enregistrés en Europe au cours des quatre dernières années. À l’échelle mondiale, l’OMM estime que près de…
Auteur: Nations Unies FR

