C’était l’opposition d’un « projet contre un bilan », a décrété Jordan Bardella en ouverture du débat qui l’opposait ce jeudi soir à Gabriel Attal. Sur l’ensemble des sujets évoqués, le président du Rassemblement national (RN) s’est donc employé à reprocher au premier ministre les actions de sa majorité, forçant d’abord le chef du gouvernement à se défendre. Mais c’est bien sur le projet européen du RN que s’est dénouée l’opposition entre les deux jeunes hommes, Gabriel Attal pointant méthodiquement les reniements et approximations de son adversaire et de son parti.
Le débat a commencé sur le volet économique. Le candidat d’extrême droite a présenté son projet de « priorité nationale et de préférence européenne » pour les entreprises produisant en France et en Europe. « Avec votre proposition, les entreprises françaises ne pourront plus obtenir de marchés publics chez nos voisins européens », a rétorqué Gabriel Attal, réaffirmant son soutien au marché unique européen qui « crée des millions d’emplois ». Il a ensuite beaucoup été question de voitures électriques. Jordan Bardella s’est indigné de l’insuffisance des droits de douane européens. « Nous sommes en train d’être submergés de véhicules étrangers », s’est-il inquiété. Le premier ministre a répliqué avec les usines de batteries électriques ouvertes en France, ajoutant qu’il n’y avait « pas de tabou » sur l’augmentation future des droits de douane.
Bataille sur le nucléaire
Jordan Bardella est ensuite passé à l’offensive sur le sujet du nucléaire et des prix de l’énergie. « Vous avez considérablement affaibli notre politique nucléaire » en fermant la centrale de Fessenheim, a-t-il d’abord accusé, avant de pointer que « la première décision » de son opposant du soir en arrivant à Matignon « a été d’augmenter de 10 % les prix de l’électricité ». Sur le…
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Auteur: Paul de Coustin

