Européennes : les extrêmes gauches jouent à chacune pour soi

Embouteillage en vue. Pour les européennes, les grandes chapelles trotskistes vont devoir se partager un petit couloir. Sur la ligne de départ, Lutte ouvrière (LO), le Parti des travailleurs (PT) et une scission du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), issue de la « plate-forme C » rassemblant les opposants à la direction lors du congrès de division du parti en 2022. En bref, trois listes pour un électorat très réduit.

Mais l’avalanche d’acronymes n’est pas finie. Si le Parti ouvrier indépendant (POI) se rangera derrière La France insoumise (LFI), l’autre scission du NPA, celle de la « plate-forme B », emmenée par les médiatiques Philippe Poutou et Olivier Besancenot, compte bien continuer à interpeller les troupes mélenchonistes pour arriver à un accord. Et Révolution permanente (RP), la petite organisation née en 2021 et issue d’un courant interne au NPA, espère occuper le débat public sans se présenter.


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Tous disent défendre les travailleurs, mais personne ne souhaite ou n’arrive à s’unir. La situation est claire : à l’extrême gauche, brouhaha total. Face à cette situation pour le moins complexe, difficile de ne pas penser que ces nombreux partis ne se tireront pas dans les pattes. « Être nombreux n’est pas forcément mauvais. On est tellement ignorés par les médias. Cette situation pourrait nous permettre de défendre à plusieurs une gauche internationaliste », relativise Selma Labib, porte-parole de la plate-forme C du NPA.

Alliance ou autonomie

C’est au NPA que la situation est vraiment difficile. Car, depuis plus d’un an, deux scissions se disputent l’étiquette « Nouveau Parti anticapitaliste ». D’un côté, la direction historique veut se rapprocher de…

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Auteur: Lucas Sarafian

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