Eurosatory : le portfolio de notre journaliste Maxime Sirvins

Le 14 juin, le photojournaliste de Politis, Maxime Sirvins, reçoit un mail : « Un avis défavorable a été émis à votre encontre sans que les éléments de motivation ne soient connus du salon Eurosatory. » Son accréditation, pourtant validée depuis plusieurs jours, est retirée. Dès lors, impossible d’accéder au salon.

Pour motiver sa décision, le ministère de l’Intérieur raconte que « Maxime Sirvins est connu sous une autre identité pour laquelle il apparaît avoir participé à plusieurs actions de voie publique pro-palestiniennes, de gilets jaunes et antifascistes, lesquelles ont été émaillées de violences ». Cette autre « identité » n’est en fait qu’un changement de nom officiel en 2022 pour des raisons purement personnelles. La présence à de nombreuses mobilisations n’est due qu’à son travail de photojournaliste, lequel est confirmé à chaque fois par des publications dans la presse.


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Il aura fallu une décision du tribunal administratif de Paris qui conclut à une « atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’expression et de travailler » pour franchir les portes du plan salon de la défense au monde. L’État a donc tenté d’empêcher un journaliste de photographier ce que l’on expose sans gêne. Car Eurosatory ne se cache pas. Tous les deux ans, le salon transforme le Parc des expositions de Villepinte en vitrine mondiale de l’armement. Un fabricant français a, toutefois, demandé à notre journaliste de quitter son stand.

Cette année marque un record avec plus de 2 600 exposants, preuve d’un réarmement européen massif face à une Russie agressive. Drones, blindés ou missiles prolifèrent….

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Auteur: Politis

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