Eurovision : Israël sifflé aux cris de «Free Palestine»


Israël, qui se vante d’être «la seule démocratie au Proche Orient», participe pourtant au concours musical de l’Eurovision, réunissant des artistes européens.


Cette participation insolite sur le plan géographique révèle un impensé colonial : pour les pays impérialistes, Israël est la pointe avancée de l’occident en territoire musulman, et non un pays “oriental”.

Ainsi, Israël utilise l’Eurovision comme une arme politique et diplomatique pour valoriser son image, et a même organisé le concours à trois reprises : en 1979, 1999 et 2019.

En 2019, le groupe islandais, Hatari, avait affiché un drapeau palestinien pendant le spectacle en direct, et a reçu une sanction pour ce geste de protestation.

Chaque année, des élus, associations ou collectifs militants appellent au boycott des représentants israéliens à ce concours. Alors que l’État colonial commet actuellement un génocide, sa présence est encore plus contestée, notamment par des députés français et européens.

Depuis le début de l’année, les pétitions se sont multipliées pour exiger le retrait d’Israël de l’Eurovision. Fin mars, les candidats de neufs pays, dont la chanteuse irlandaise Bambie Thug ont appelé à un cessez-le-feu durable.

Mardi, lors de la première demi-finale, le chanteur suédois Éric Saade, dont le père est d’origine palestinienne, a protesté contre Israël en portant un keffieh autour du bras pendant sa performance.

Hier, mercredi 8 mai au soir, la prestation de la chanteuse israélienne Eden Golan a été sifflée, et ponctuée de slogans comme «Free Palestine».


Comme à l’époque de l’apartheid en Afrique du sud, le boycott généralisé est une arme légitime pour réduire l’influence et le pouvoir de nuisance d’un État génocidaire.


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Auteur: clem44