Évanouis

« Le film d’horreur Évanouis (Weapons en VO) dresse le portrait d’un système dans lequel tout peut être instrumentalisé, détourné, « weaponized », c’est-à-dire utilisé comme arme. Une société dans laquelle les corps, les plaisirs, la culture et les usages peuvent tous être orientés vers la domination, l’isolement, le contrôle. Où tout peut devenir addiction. Où tout peut devenir dépendance. Et où tout ce qui nous détruit, les avantage, les renforce, les sert. »

Peut-être est-il plus simple de communiquer par l’intermédiaire de succès populaire que par l’entremise de films dont l’exigence permet seulement de rassurer le bourgeois dans son bon goût cinéphilique. Le snobisme, en matière d’art, est comme dans tous les autres domaine une affaire de distinction. Et pourquoi donc vouloir nous distinguer de ci qui, au fond, nous constitue ? Peut-être est-il donc aussi opportun de reconsidérer la culture populaire pour ce qu’elle est, mais aussi et surtout, pour ce qu’elle permet et permettra encore.

Discourir de cette pulsation planétaire n’a, à vrai dire, rien de significativement nouveau. Cet incroyable maillage de formes, esthétiques, narratives, de représentations, de récits et de mythes, nous a conduit à de telles hybridations qu’il serait bien prétentieux de penser un jour pouvoir nous en dégager. Nous sommes devenus cet assemblage brouillon de blockbusters états-uniens, de musique de supermarché et de bandes-dessinées industrielles, nous sortons de cette boue logotypée, du croisement bâtard de l’exception française et des punchlines d’influenceurs de télé réalité. Nous sommes une FNAC, un Cultura, un Espace Culturel E. Leclerc, autant que nous sommes la pierre qui vient étoiler leurs vitrines, la flamme qui se hâte à y foutre le feu.

Voilà ce que nous sommes, aussi,
Le paradoxe dans un seul corps, l’ambivalence du kiff mêler à la répugnance.

Aimer que…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev