« Nous avons dû prendre la route », a rapporté le porte-parole de l’UNRWA, Jonathan Fowler, dans un entretien, mercredi, avec ONU Info.
L’agence a en effet procédé, cette semaine, à l’évacuation de son siège dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, et au redéploiement temporaire de son personnel international en Jordanie.
Cette mesure fait suite à l’adoption par le parlement israélien d’une loi, entrée en vigueur jeudi, interdisant la présence de l’UNRWA en Israël, y compris à Jérusalem-Est, que le pays occupe depuis 1967.
Toutefois, M. Fowler a précisé que le redéploiement du personnel international de l’agence n’est pas directement lié à la nouvelle loi, ni à l’ordre donné à l’UNRWA par les autorités israéliennes, le 24 janvier, d’évacuer ses locaux et de cesser toute activité dans la ville sainte d’ici le 30 janvier.
« Nos visas ont été raccourcis pour qu’ils prennent fin aujourd’hui », a-t-il expliqué.
Or, tout personnel de l’ONU, où qu’il soit déployé, doit obtenir une autorisation de séjour de la part des autorités d’accueil.
En l’absence de visas, le personnel international n’avait d’autre choix que de quitter le territoire.
« Cela revient à être déclaré persona non grata », a déploré M. Fowler.
Personnel local resté sur place
Il a toutefois précisé que le personnel de l’UNRWA est en majorité constitué de personnel local, qui demeure, lui, sur place.
Pour des raisons de sécurité liées aux manifestations qui devaient avoir lieu, dans la journée de jeudi, à l’initiative de divers mouvements israéliens, afin de célébrer l’entrée en vigueur de l’interdiction de l’UNWRA, l’agence a cependant décidé de fermer ses locaux à l’ensemble de son personnel.
« Nous sommes régulièrement victimes de jets de pierres, moi y compris », a indiqué le porte-parole. « Nous n’allions pas mettre en danger la vie du personnel ».
…
Auteur: Nations Unies FR

