C’est une critique à peine voilée du bilan écologique des deux quinquennats d’Emmanuel Macron, formulée, entre autres, par d’anciens cadres de la macronie. Le Haut-Commissariat au plan a publié, mercredi 2 septembre, le volet « environnement » de sa « prospective nationale ». Il appelle à « un changement de paradigme » permettant de rompre avec « le scénario tendanciel [qui] montre le risque de subir, crise après crise, des transformations brutales ».
Le Haut-Commissariat est dirigé par l’ancien ministre des Transports Clément Beaune et le rapport a été rédigé sous l’égide d’Antoine Pellion, ancien secrétaire général à la planification écologique. Au terme d’un travail réunissant un large panel de personnalités de la société civile, l’instance réprouve la « volatilité réglementaire », alors que beaucoup de mesures ont été détricotées ou amputées de leurs moyens financiers, ces dernières années.
Avec + 4 °C par rapport à l’époque préindustrielle en 2100, la France va faire face à un défi de « cohésion nationale », car, selon l’institution, « le dérèglement climatique agit comme un multiplicateur d’inégalités ». Pour éviter « le “sauve-qui-peut” climatique », des mesures fiscales ciblant les consommations très carbonées des plus aisés sont souhaitables, affirme-t-elle.
« Sans actions, des territoires deviendraient inassurables par le marché privé et les systèmes mutualistes seraient déstabilisés », alerte également le Haut-Commissariat au plan.
Après cet article
1 milliard d’euros pour le Fonds vert : une hausse loin des besoins
legende
Auteur:
