Les dossiers épineux volent en escadrille. Entre les orientations budgétaires, les chantiers sociaux annoncés, ou encore la question de la proposition de loi Duplomb sur l’agriculture, la réforme institutionnelle de la Corse va aussi donner du fil à retordre au gouvernement.
Le projet de loi de révision constitutionnelle, qui vise notamment à octroyer à l’île « une autonomie dans la République » sera présenté dans sa version initiale au président et au Premier ministre, sans tenir compte de l’avis du Conseil d’État qui recommandait de retirer plusieurs dispositions majeures du texte. Élus et préfets de Corse avaient été conviés à une réunion mercredi soir par le ministre François Rebsamen (Aménagement du territoire et Décentralisation de France) pour prendre l’avis du Conseil d’État.
« La réunion visait à nous convaincre d’intégrer tout ou partie du projet tel que modifié par le Conseil d’Etat, ce que nous avons absolument refusé », a fait savoir mercredi Gilles Simeoni, le président autonomiste du conseil exécutif de Corse. L’homme fort de l’île considère que les modifications proposées par le Conseil d’État auraient fait « exploser toute la construction politique du statut d’autonomie demandé ».
Le projet de loi amendé par la plus haute juridiction administrative, qui exercice un rôle de conseiller juridique consultatif du gouvernement, avait ôté la notion de « communauté » corse, « de lien…
Auteur: Rédaction Public Sénat

