Une étude menée au Nigeria suggère que, dans les régions du monde où se pratiquent toujours l’excision et d’autres mutilations génitales féminines, l’arrivée de l’Internet haut débit, en particulier dans les zones auparavant isolées, pourrait influencer des comportements sexuels plus libres pour les femmes et contribuer ainsi à réduire cette pratique.
Dans le monde, en particulier en Afrique, les mutilations génitales féminines (appelées aussi mutilations sexuelles féminines) touchent chaque année plus de 4 millions de filles et de femmes.
Au total, dans le monde, ce sont plus de 230 millions de filles et de femmes en vie qui ont subi des mutilations génitales, selon un chiffre communiqué en 2024 par l’Unicef. En France, on estime que près de 60 000 femmes vivent excisées.
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Ces mutilations peuvent prendre la forme d’ablations – on utilise couramment le terme d’excisions – partielles ou totales du clitoris et (ou) des petites lèvres de la vulve, d’une infibulation (c’est-à-dire un rétrécissement de l’orifice vaginal) ou d’autres interventions néfastes des organes génitaux féminins à des fins non médicales, selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Toutes ces mutilations sont associées à un risque accru pour la santé des femmes concernées, insiste l’OMS, et peuvent provoquer des décès.
Pourcentage des femmes ayant subi des mutations génitales en Afrique subsaharienne

Les mutilations génitales féminines ayant majoritairement lieu avant l’âge de 15 ans,…
Auteur: Daniel Pérez-Parra, PhD Candidate in Economics – Université Gustave Eiffel (Laboratoire Érudite) and Université de Tours (Laboratoire d’économie d’Orleans), Université Gustave Eiffel

