Les écologistes sont-ils sur le point de se couper de leurs deux personnalités publiques les plus visibles sur la scène politique ?
Les 13 et 14 juin derniers, le conseil fédéral des Écologistes a adopté une motion prévoyant l’exclusion de tout adhérent qui se présenterait face à un candidat officiellement investi par le parti ou qui apporterait son soutien à une candidature concurrente. Selon les informations du Média TV, cette séquence ne constitue toutefois qu’un volet d’une offensive politique plus large engagée depuis plusieurs semaines au sein du parti.
Une tribune, préparée par des soutiens de la motion portée par Marine Tondelier lors du récent congrès, était ainsi en cours de rédaction afin de recadrer publiquement plusieurs figures du mouvement. Sans les citer frontalement comme adversaires, le texte visait de manière peu subtile la députée Sandrine Rousseau et le sénateur Yannick Jadot, à qui il était reproché de prendre leurs distances avec la stratégie défendue par la direction actuelle.
Au cœur des tensions : la perspective de l’élection présidentielle de 2027.
Une tribune avant la purge ?
« Nous le rappelons, pour celles et ceux qui souhaiteraient réécrire l’histoire ou ont du mal avec les faits : la participation des Écologistes à une primaire de la gauche et des Écologistes pour désigner le/la candidat·e de rassemblement à la présidentielle de 2027 et la désignation de Marine Tondelier comme candidate des Écologistes à la primaire ont été validées par plus de 80% des militant·es » écrivent les auteurs de ce projet de tribune, dont Le Média s’est procuré en exclusivité le texte.
Un argument qui s’appuie sur le vote organisé en décembre 2025. Mais celui-ci portait explicitement sur l’hypothèse d’une primaire commune à l’ensemble de la gauche et des écologistes, un scénario qui, à ce stade, paraît de plus en plus hypothétique.
Mais ce projet de tribune ne…
Auteur: Le Média

