Aussitôt élue, aussitôt critiquée. Moins de 24h après son élection à la tête du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Claire Thoury, première femme à présider la troisième chambre du Parlement français, est ciblée par le président du Medef qui réagit à sa victoire en exclusivité auprès de Public Sénat. Celle qui préside le Mouvement associatif depuis 5 ans et qui siège au Cese depuis 2021, a recueilli hier 97 voix. Sa seule adversaire, Dominique Carlac’h, ancienne vice-présidente du Medef, a, elle, obtenu 74 voix.
Après l’annonce des résultats, Claire Thoury a prononcé un premier discours à la tribune de l’organisation. Elle a d’abord remercié son adversaire et salué des échanges de « qualité » avec la dirigeante d’entreprise, avant de tracer les grandes orientations de son mandat qui court jusqu’en 2031. Bien qu’il précise respecter son élection, Patrick Martin, le président du Medef, indique à Public Sénat qu’il est « surpris pour ne pas dire un peu choqué par les premières déclarations de la nouvelle présidente ». Le patron des patrons, soutien de Dominique Carlac’h, les juge « très guerrières ».
« Recul dans les combats » portés par la société civile
Dans son intervention devant les 175 membres de l’assemblée hier, Claire Thoury s’est pourtant attelée à rappeler que le Cese était « une institution profondément républicaine, attachée aux libertés publiques, à…
Auteur: Stephane Duguet

