Les prix des terrains dans de nombreuses villes africaines connaissent une forte hausse en raison de du rôle essentiel du foncier dans celles-ci.. Avec l’urbanisation croissante, la demande de terrains augmente, entraînant une hausse des prix en raison de l’offre limitée. Les investissements dans les infrastructures publiques et les réglementations de zonage, qui changent l’utilisation des terrains, contribuent également à leur valorisation.
En effet, des études montrent que la conversion de terrains ruraux en terrains urbains peut accroître leur valeur de 400 %. Ces changements résultent principalement des actions des pouvoirs publics et de l’effort collectif, plutôt que des initiatives individuelles. Les propriétaires sont les principaux bénéficiaires de cette hausse des prix, sauf si des mécanismes de récupération de valeur sont en place. C’est pourquoi les organes exécutifs des villes africaines cherchent à capter cette valeur, à augmenter les revenus et à réinvestir dans les biens et services publics.
Hong Kong est un bon exemplaire en matière de gestion efficace de la valeur foncière. Elle est souvent citée comme un cas d’école. Les revenus fonciers ont permis de financer des transports publics de haute qualité, ainsi que des infrastructures sociales telles que les écoles et les hôpitaux.
En tant que chercheur spécialisé dans l’accompagnement des villes africaines pour lever des fonds pour des infrastructures et services publics d’envergure, j’ai souhaité approfondir les modèles de financement basés sur le foncier lors de mon arrivée à Hong Kong. Une première constatation importante est que Hong Kong utilise des instruments multiples et distincts à des fins différentes. Cet article se concentre sur l’un de ces instruments : le système de bail foncier. Je m’intéresserai à d’autres instruments dans d’autres articles.
Le système de bail foncier
Depuis le 1er juillet 1997, toutes les terres de Hong Kong,…
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Auteur: Jabulani Sikhakhane, Editor, The Conversation Africa

