C’est la première fois qu’un soutien aussi large est affiché. Cette dynamique pourrait bien changer la donne… à condition que la communauté internationale continue à se mobiliser et à défendre le multilatéralisme contre des acteurs malveillants tels que The Metals Company.
Pourquoi ce moratoire est crucial
L’exploitation minière en eaux profondes consiste à extraire des métaux dans les grands fonds marins. Or, cette industrie naissante menace des écosystèmes uniques, encore largement inconnus, et pourrait libérer des quantités massives de carbone stockées dans les sédiments.
Les risques sont énormes : destruction d’habitats, perte de biodiversité, perturbations climatiques… et tout cela alors que des alternatives comme le recyclage, la réduction de la consommation ou l’économie circulaire existent déjà.
Et la France dans tout ça ?
En 2022, la France s’est positionnée pour un moratoire. Cette année, à Nice pendant l’UNOC et à Kingston, elle a réaffirmé son opposition à toute exploitation industrielle des grands fonds. Aux côtés d’États comme le Chili, le Vanuatu ou Palau, elle contribue à mettre la pression pour que l’AIFM n’ouvre pas la voie à une nouvelle industrie destructrice.
La bataille continue
Les négociations internationales doivent rester un rempart face aux intérêts privés. Or, des enquêtes du New York Times ont mis en lumière les liens troubles entre The Metals Company (TMC), une entreprise canadienne spécialisée dans l’extraction de minerais dans les grands fonds et l’ancien directeur de l’AIFM : dîners luxueux, coopération discrète pour finaliser un code minier “à huis clos”, et transmission de données internes pour guider l’entreprise vers les zones les plus lucratives.
Mais malgré les apparences, l’industrie est en crise. Les grandes compagnies d’assurance et les banques jugent l’exploitation minière en eaux profondes trop…
Auteur: Greenpeace France

