_En résonance avec les épreuves équestres des Jeux de Paris 2024, le château de Versailles présente du 2 juillet au 3 novembre 2024 une grande exposition, la première de cette ampleur, consacrée au cheval et à la civilisation équestre en Europe.
Accompagnant les diverses évolutions de la civilisation occidentale, mais aussi son imaginaire, le cheval est, à toutes les époques, un miroir de son temps, mais aussi un double des puissants qu’il accompagne dans leur conquête du monde, faisant du roi-cavalier un héros légendaire. En rassemblant près de 300 œuvres, l’exposition permet de porter un regard neuf et global sur cet animal au statut particulier. Léa Lansade, directrice de recherche en éthologie à INRAE, est spécialiste de la cognition et des émotions animales, en particulier des chevaux. Elle nous raconte sa visite de l’exposition.
La galerie qui nous accueille donne le ton, avec des portraits monumentaux de chevaux plus grands que nature, représentés pour eux-mêmes, sans cavaliers. Ces tableaux du XVIIe siècle représentent entre autres les chevaux préférés de Charles XI de Suède. Honorés comme les « grands hommes » cette façon de magnifier les chevaux dit quelque chose de leur importance dans l’histoire, mais aussi de leur statut très particulier, de leur long compagnonnage avec les humains et de la relation privilégiée qui nous lie à eux. Déjà dans l’art pariétal, c’est l’animal qui était le plus souvent représenté par nos ancêtres !
Linn Ahlgren — Nationalmuseum
Il existe même une forme de « culte » autour de cet animal, ce dont témoigne le superbe portrait équestre de Léoplold de Médicis (présenté très théâtralement au fond de la galerie des Glaces) par le Flamand Justus Sustermans,…
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Auteur: Léa Lansade, Directrice de Recherche en éthologie à INRAE, auteur de "Dans la Tête d’un Cheval" (ed. Humensciences), Inrae

