« La Commission présentera une nouvelle proposition de législation » pour « rationaliser efficacement le processus de retour », a annoncé hier soir la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Une annonce majeure de la part de la présidente de l’exécutif européen, quelques mois seulement après l’adoption du Pacte asile et immigration en mai dernier. Reconduite à la tête de la commission européenne en juillet dernier, Ursula von der Leyen entame sa rentrée politique avant un sommet européen qui se tiendra à Bruxelles jeudi et vendredi.
En proposant de favoriser les retours de personnes en situation irrégulière, la présidente de la Commission européenne entend modifier la directive « retour » qui date de 2008. Une révision motivée, selon elle, par le taux d’application des décisions de retour. En 2023, un peu moins de 20 % des ressortissants de pays tiers ayant fait l’objet d’une mesure d’expulsion ont effectivement quitté le territoire de l’Union européenne. Alors que le pacte asile et immigration a entériné la stratégie européenne d’externalisation du traitement de certaines demandes d’asile en passant des accords bilatéraux, la Présidente de la Commission souhaite désormais s’inspirer de l’accord passé entre l’Italie et l’Albanie, mais afin de créer des « hubs de retour ». L’Italie a d’ailleurs commencé l’envoi de demandeurs d’asile vers les centres de rétention en Albanie.
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Auteur: Henri Clavier

