Les militants ont ouvert le grillage à la meuleuse pour s’introduire sur le lieu. Une trentaine de citoyens ont planté des arbres près du tarmac, et ont détourné le panneau devant le portail de l’aéroport, pour remplacer l’inscription « Zone militaire protégée » par « Zone de crimes climatiques ».
Ils ont également déployé des banderoles avec des inscriptions telles que « Ne laissons pas les ultra-riches détruire la planète » et « Non aux jets privés – Oui aux arbres fruitiers ».
L’objectif est de démontrer que cet espace bétonné de l’aéroport du Bourget pourrait être utilisé à des fins qui ne seraient pas nocives pour la planète et notre santé; qui serviraient l’intérêt commun, contrairement à l’usage climaticide de jets privés pour quelques ultra-riches.
Lou Chesné, porte-parole d’Attac, commente : « Sachant qu’aucune action gouvernementale n’est prise pour les stopper, les citoyens et citoyennes sont légitimes à mettre hors d’état de nuire ces criminels climatiques qui nous privent de notre avenir. Et on le sait, on a une carte à jouer, comme ce fut le cas à Amsterdam où suite à une action de désobéissance civile, les jets privés ont été interdits. »
Selon l’observatoire européen Copernicus, l’été 2023 a été le plus chaud enregistré depuis 1940, le début de la base de données. Mais d’après Samantha Burgess, cheffe adjointe du service changement climatique (C3S) de Copernicus :
« les trois mois [de l’été 2022 ont été] les plus chauds depuis environ 120 000 ans, c’est-à-dire depuis le début de l’histoire de l’humanité ».
Pendant ce temps, l’industrie des jets privés est en plein essor. Selon un rapport de Greenpeace, entre 2021 et 2022, les vols au départ de la France ont augmenté de 55%, et les émissions générées de ce fait de 93 %.
Ce mode de transport est extrêmement polluant puisqu’une heure en jet correspond aux émissions…
La suite est à lire sur: lareleveetlapeste.fr
Auteur: Maïté Debove

