Il était une fois la Terrorie constitue une sorte de fil-rouge. Il réunit un ensemble de matières autour des nœuds névralgiques de la pratique, de la concentration et de la transformation des pouvoirs. Ces matières abordent les angles et les saillances des méthodes de gouvernance, des techniques de gouvernementalité, de surveillance, contrôle, vigilance…
Les monstres de l’inconscience sociale émergent dans ces espaces blancs, ces zones critiques de transformation des puissances, de leurs basculements : là où par un désir habile, on documente la chimère.
Nous publierons ici au fil des semaines certaines feuilles de ce dossier, dont les morceaux semblent éparpillés sur différents supports et continents. Ce lundi, nous ouvrons donc la première partie de ce conte plutôt sérieux, en arpentant quelques considérations sur le terrorisme, l’Etat, la presse et leurs évènements.
Si tu sais que c’est là une main, alors nous t’accordons tout le reste.
in. De la Certitude, Ludwig Wittgenstein, ed. Gallimard, Les Essais, 1965, p.31.
Le terrorisme génère non pas exclusivement la terreur mais le cadre d’un terrorisme encore plus grand ; celui, supérieur aux autres dans le sens de massif : celui qui émane de l’Etat.
Le terrorisme de type anarchiste de la fin du 19e siècle est un flux non étatiste et crée d’autres flux terroristes plus pernicieux, comme ceux organisés par l’Etat censé combattre le flux terroriste initial.
A priori le terrorisme sert les deux parties belligérantes mais dessert, en définitive, les bons, pris dans le sens de premiers, c’est-à-dire les terroristes soucieux de faire avancer une cause et sert beaucoup mieux les « mauvais terroristes » – dans le sens de déguisés, c’est-à-dire les imitateurs – qui font avancer la cause des causes : la domination complète de la masse populaire par l’Etat qui semble-t-il tend à…
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Auteur: dev

