Les façons de faire face aux épisodes caniculaires et plus généralement aux dégradations environnementales sont des questions éminemment politiques, qui nécessitent d’importantes transformations ; ici, le Ministre du Travail prend les devants en indiquant bien qu’il ne faudra surtout rien changer à l’avenir. Dans un livre récent, Travail, climat : même combat ! Manifeste pour une bifurcation écologique du travail, l’association Attac propose quelques pistes de réflexion, pour envisager une transformation profonde du travail, en prise avec la situation écologique présente et à venir ; nous publions ici un extrait du livre consacré à la question des nouveaux droits pour les salariés face aux dégradations environnementales.
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Les travailleuses et travailleurs sont en première ligne face à la crise écologique : maladie professionnelle, pollutions industrielles, stress thermique… Le droit du travail s’est construit pour protéger la santé, la dignité et le temps de vie face à la logique du profit. Aujourd’hui, on sait que cette logique détruit les écosystèmes comme nos corps et nos environnements. C’est pourquoi le droit du travail doit être élargi pour faire face aux menaces contemporaines comme la pollution de l’air, la malbouffe, les fortes chaleurs et la destruction des territoires vivables.
La proposition que nous formulons ici ne consiste pas simplement à adapter le droit du travail à la transition écologique, mais à en faire un levier de transformation radicale. Avant tout, il faut reconnaître que la crise climatique engendre de nouveaux risques qui appellent de nouveaux droits. Ensuite, il faut affirmer la nécessité pour les travailleur·euses de pouvoir intervenir sur leurs conditions de travail. Enfin, faire de l’écologie le levier d’un droit du travail élargi.
Nouveaux risques, nouveaux droits
Le changement climatique et son cortège d’événements…
Auteur: romain romain

