La politique impulsée par Emmanuel Macron depuis 2017 est en échec. Injuste, puisqu’elle a nourri les inégalités, inefficace, puisqu’elle n’a pas relancé l’activité économique ni organisé la transition climatique, elle est d’autant plus illégitime qu’elle a été imposée malgré une très forte opposition de la population. La loi de finances 2024 passée en force à coup de « 49-3 » et la réforme des retraites de 2023 en constituent des exemples éclairants, tout comme le refus de l’alternance démocratique après la victoire du NFP aux dernières législatives.
Emmanuel Macron use de toutes les stratégies et de tous les ressorts institutionnels pour que ses décisions et celles de ses gouvernements successifs ne soient pas remis en cause. Cette brutalisation et cet affaiblissement de la démocratie, particulièrement inquiétants, sont un carburant pour la montée de l’extrême droite et de ses idées qui se diffusent au-delà de partis comme le RN. Elle accélère le risque de son accession au pouvoir. Tant sur le fond et les choix politiques désastreux que sur la forme et sa manière d’exercer le pouvoir, Emmanuel Macron est désormais contesté comme jamais un président ne l’a été depuis plus d’un demi-siècle.
L’urgence d’une bifurcation sociale et écologique contre l’alliance des droites extrêmes
Le mois de septembre a été marqué par plusieurs mobilisations réunissant des millions de personnes dans la rue pour dénoncer la volonté du pouvoir d’imposer une politique d’austérité qui ne peut qu’aggraver les injustices de toutes sortes, nuire à la nécessaire bifurcation sociale et écologique et plomber l’activité économique.
Les actions contre toute forme d’austérité et contre l’injustice fiscale vont donc se poursuivre. Elles sont légitimes aux yeux de la population, très largement favorable à la taxe Zucman par exemple (86 % des personnes la soutiennent), malgré le discours…
Auteur: Attac France

