Urt (Pyrénées-Atlantiques), reportage
Un sapin de Noël a été planté sur une botte de foin au beau milieu de l’asphalte de l’autoroute A64, bloquée depuis le 12 décembre par des agriculteurs dans les Pyrénées-Atlantiques. Installés au milieu de la route, entourés de dizaines de tracteurs et de barricades, ces paysans protestent contre le protocole sanitaire d’abattage total des troupeaux de bovins lorsqu’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est détecté en leur sein.
La contestation ne cesse de grandir depuis l’abattage d’un cheptel dans le Doubs, le 2 décembre. Elle est menée par deux syndicats agricoles que tout oppose sur le papier : la Coordination rurale (CR), aux discours proches de l’extrême droite et la Confédération paysanne, classée à gauche. La FNSEA, premier syndicat agricole, soutient quant à elle le protocole sanitaire et ne participe pas au mouvement de protestation, même si certains de ses adhérents rejoignent ponctuellement les actions.
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Sur le barrage de l’A64, au niveau d’Urt (Pyrénées-Atlantiques), les membres de la Coordination rurale et ceux de la Confédération paysanne basque (ELB-Euskal Herriko Laborarien Batasuna) restent soudés autour de leur revendication commune : la fin de l’abattage systématique et la mise en place d’un protocole avec un abattage sélectif, qui viserait uniquement les bêtes testées positives, ainsi qu’une extension de la vaccination.
Revendication commune
À la mi-journée, lundi 15 décembre, ils étaient une centaine à partager quelques vivres autour d’une table pliante pour tenir l’autoroute, complètement fermée à la circulation depuis trois jours. Au même moment, des délégués de la Confédération paysanne étaient reçus à la préfecture de Pau et un rassemblement s’y tenait en soutien.
« Ce sont nos voisins, on se parle et…
Auteur: Chloé Rébillard

