Ni baisse de TVA, comme demandée par le Rassemblement national, ni plafonnement des prix, comme le réclame la France insoumise. Même si la fièvre est légèrement retombée sur les marchés mondiaux du pétrole, la volatilité des cours reste élevée et l’évolution de la situation sécuritaire dans le Golfe Persique, où transitent 20 % du pétrole mondial, incertaine. Au douzième jour de la guerre au Moyen Orient, le gouvernement est toujours à la recherche de la parade face à l’envolée des prix des carburants, qui ont franchi la barre des deux euros le litre.
Après avoir réalisé des contrôles dans les stations-services, l’exécutif peut aussi compter sur la libération de 400 millions de barils de pétrole par les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie, organisation internationale dont fait partie la France. Ces stocks, issus des réserves stratégiques, peuvent jouer un rôle temporaire d’amortisseur. Rappelons que le détroit d’Ormuz, où le trafic est quasiment à l’arrêt, est en temps normal la voie de passage de 20 millions de barils par jour. La libération de stocks correspond donc à quasiment trois semaines des volumes qui transitent par le détroit.
« Pas de décision prise » à ce stade, au niveau du gouvernement
Les réflexions sur des solutions domestiques se poursuivront ce jeudi, puisque le ministère de l’Economie reçoit les distributeurs français. Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres de…
Auteur: Guillaume Jacquot

