Face à la loi Ripost, les teufeur.euse.s organisent la riposte

Salut, est-ce que, pour commencer, tu veux te présenter ou présenter tes collectifs ?

Je m’appelle Camille, je fais partie de Tekno Anti Rep [1]. C’est un collectif qui est principalement centré sur la réponse médiatique, sur l’analyse politique et sur le fait d’organiser tout ce que va être la lutte contre la répression des Free Party. Il y a beaucoup de pôles différents. En ce moment, notre travail porte principalement sur la question de la loi Ripost.

Très récemment, en juin-juillet, il y a eu les Manifestives, qui existent depuis pas mal d’années, et dont le format depuis 2022, est à l’initiative de Tekno Anti Rep. C’est un événement massif, médiatique et populaire. Le but est depuis le début de le rendre accessible, notamment pour un public qui n’est pas forcément accoutumé aux Free.

Justement, tu peux expliquer ce qu’est une Free, et peut-être aussi la mettre en comparaison avec d’autres types de fêtes ?

La Free Party, ce qui la définit principalement, c’est le fait de faire une soirée qui ne va pas être déclarée et qui, en général, va être faite dans un endroit qui n’est pas le nôtre, donc un endroit privé. Le début du mouvement en France remonte à peu près aux années 90, porté notamment par des sound systems connus comme Les Heretik. Il avait déjà commencé en Angleterre avec les Spiral Tribe.

Ça a été une volonté de se dire qu’on n’a pas envie d’être tout le temps encadré dans nos pratiques festives. On a envie de pouvoir faire la fête comme on veut, sans payer des centaines d’euros en sécurité, en encadrement, tout ça, donc on va faire nos soirées nous-mêmes. On va créer la fête libre.

Il y a eu la très fameuse soirée dans la piscine Molitor à Paris. Je pense que c’était un des moments les plus connus des débuts de la Free Party. Et petit à petit, ça a essaimé un peu partout en France, jusqu’à avoir une communauté très forte au début des années…

La suite est à lire sur: lagrappe.info
Auteur: