C’est à cette mécanique que les Nations Unies ont décidé de s’attaquer jeudi, à New York, en lançant le Plan d’action de Mascate, un cadre international destiné à renforcer le rôle des dirigeants traditionnels et des peuples autochtones dans la lutte contre les discours de haine, la prévention des crimes de masse et la médiation des conflits.
Le projet part d’un constat simple. Lorsque les tensions s’installent au sein d’une communauté, les premiers à les percevoir ne sont pas toujours les diplomates, les gouvernements ou les organisations internationales. Ce sont souvent les autorités locales, les chefs coutumiers, les responsables communautaires, dont l’influence continue de structurer la vie quotidienne de millions de personnes à travers le monde.
« Les discours de haine constituent une menace grave et croissante pour la paix et la sécurité », a averti le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors du lancement du plan. Ils « divisent les communautés, déshumanisent des groupes entiers et préparent le terrain à l’effusion de sang ».
Pour le chef de l’ONU, le danger est d’autant plus grand que ces messages circulent aujourd’hui à une vitesse sans précédent. « Les discours de haine se propagent plus rapidement que jamais », a-t-il estimé, pointant le rôle des plateformes numériques insuffisamment régulées et les risques liés à l’intelligence artificielle.
Des dizaines de pays continuent de criminaliser les relations entre personnes de même sexe, certains d’entre eux imposant la peine de mort.
Détecter les signaux avant l’explosion
Le plan d’action présenté jeudi est l’aboutissement d’un processus de consultation engagé en 2022 à Abuja, au Nigeria, puis poursuivi l’année suivante à Mascate, capitale d’Oman, qui a donné son nom à l’initiative. Cette dernière a réuni des représentants…
Auteur: Nations Unies FR

