Depuis quelques semaines, d’importantes mobilisations ont lieu en Martinique et en Guadeloupe contre la vie chère, dénonçant les prix exorbitants pratiqués par la grande distribution. Appel à constituer des cortèges au sein (ou en tête) des diverses manifestations prévues par l’intersyndicale ce mardi 1er octobre.
Martinique, Kanaky, Guadeloupe, Palestine : La France poursuit sa politique coloniale
Depuis quelques semaines, d’importantes mobilisations ont lieu en Martinique et un mouvement (de moindre ampleur) en Guadeloupe contre la vie chère, dénonçant les prix exorbitants pratiqués par la grande distribution. Les prix y sont en effet en moyenne 40% plus élevés qu’en France hexagonale. Derrière ces manifestations, il s’agit en réalité d’un problème lié aux structures économiques issues du capitalisme de plantation né durant la période coloniale esclavagiste. En Martinique, les békés, descendants blancs esclavagistes, détiennent encore 52% des terres agricoles et 20% de la richesse de l’île alors qu’ils ne représentent qu’1% de la population.
Bernard Hayot, l’un d’eux, possède aujourd’hui 11 hypermarchés Carrefour en Guyane, Guadeloupe, Martinique, à la Réunion ainsi qu’en République Dominicaine. Il détient aussi 60% du marché de la grande distribution en Kanaky. Les mouvements en cours viennent s’ajouter aux massives mobilisations indépendantistes ayant cours en Kanaky depuis plusieurs mois.
Une répression coloniale
La réponse répressive de l’Etat colonial français ne s’est comme d’habitude pas fait attendre. Un couvre feu a été décrété en Martinique dans certains quartiers ainsi que des arrêtés d’interdiction de manifestations, d’attroupements et rassemblements revendicatifs. Il y a également un couvre-feu pour les mineur.es en Guadeloupe alors même que le mouvement est d’une moins forte intensité qu’en Martinique.
Samedi dernier, le préfet de Martinique a décidé…
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