« Comment expliquer l’existence d’un forum Facebook réunissant 32.000 hommes, où chacun a partagé — sans consentement — des photos intimes de sa partenaire pour qu’elles soient notées par d’autres ? Que révèle un tel acte sur la place que ces hommes accordent aux femmes dans leur vie et, par extension, les femmes dans notre société ? », s’est indignée la championne de l’initiative Spotlight des Nations Unies, qui vise à mettre fin aux violences envers les femmes et les filles.
L’IA entraine de nouvelles formes de violence numérique
Selon l’actrice mexicaine, l’apparition de l’intelligence artificielle s’accompagne d’une « avalanche » de nouvelles formes de violence numérique allant de l’extorsion à la violence basée sur l’image, de la divulgation de données personnelles au cyberharcèlement, du harcèlement sexuel au grooming en vue d’une agression sexuelle (pédopiégeage), pour n’en citer que quelques-unes.
« Au cours des 12 derniers mois, 300 millions d’enfants ont été victimes d’exploitation sexuelle et d’abus en ligne », a-t-elle déploré.
Cecilia Suárez, actrice et ambassadrice mondiale des Nations Unies pour l’initiative Spotlight.
On assiste à une croissance exponentielle des groupes opposés aux droits des femmes, ainsi qu’à l’émergence de nouvelles technologies qui renforcent les pensées et les actes misogynes, « à tel point qu’aujourd’hui, un nombre écrasant de jeunes garçons ne croient pas que la violence sexiste soit réelle et existe ».
Mme Suarez estime que « les intermédiaires technologiques doivent être tenus de détecter, d’évaluer et d’orienter, de manière proactive, le comportement de leurs utilisateurs, qui doivent être passibles de sanctions légales, le cas échéant ».
Elle a souligné que la violence que subissent les femmes et les filles en ligne a exactement le même impact que la violence subie hors…
Auteur: Nations Unies FR

