À l’heure où gouvernements, éditorialistes et patrons nous rabâchent quotidiennement qu’il faudrait « travailler plus », repousser l’âge de la retraite et produire davantage pour relancer la croissance, un constat physique continue pourtant de s’imposer : l’expansion infinie de l’économie est incompatible avec les limites écologiques de la planète.
[Article publié initialement le 30/05/2019 – Mis à jour le 12/05/2026]
Dès 2019, un rapport du think tank Autonomy estimait qu’une réduction massive du temps de travail pourrait être indispensable pour respecter les objectifs climatiques. Si les sociétés industrielles souhaitent réduire leur empreinte écologique, ce ne sont pas les technologies qui les sauveront, mais une remise en cause radicale du productivisme. Et cette remise en cause implique inévitablement de réduire le Produit Intérieur Brut (PIB), c’est-à-dire les activités créatrices de valeur économique et donc, in fine, nos consommations matérielles.
Le temps de travail face aux limites planétaires
Impossible d’y aller par quatre chemins : pour poursuivre cet objectif, et ainsi éviter un effondrement écologique et social violent, il est nécessaire de réduire notre part d’activité active – le temps de travail – de manière significative, puisque notre taux de production y est intrinsèquement lié.
Ce sont des conclusions partagées par Philipp Frey, auteur de l’étude intitulée La limite écologique du travail, publiée par le think tank Autonomy. Selon cette étude, pour réduire de manière significative les émissions de gaz à effet de serre et maintenir l’objectif de ne pas dépasser une hausse des températures mondiales de 2 °C, les Britanniques – l’échantillon observé – ne devraient se rendre à l’usine ou au bureau que 9 heures par semaine, contre environ 41 heures en moyenne aujourd’hui.
« Les individus…
Auteur: Mr Mondialisation

