Face à l’extrême droite, un bloc syndical et citoyen déterminé

En chimie, la dissolution engendre, dans la plupart des cas, la destruction brutale d’un élément. Mais en politique, la gauche et la société civile ont montré l’inverse : c’est au contraire un bloc uni qui s’est créé, moins de 24 heures après la décision inédite du chef d’État Emmanuel Macron au soir des élections européennes. Dans une symétrie suffisamment rare pour être soulignée, la soirée de lundi se clôturait à la fois par un accord entre les partis de gauche, rassemblés sous la bannière du Front populaire, et entre les syndicats, réunis au siège de la CGT, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).


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Démarrées sous les coups de 18 heures, les discussions entre la CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires, l’Unsa, FO, CFE-CGC et la CFTC se sont conclues près de cinq heures plus tard. Mais avec les trois dernières organisations en moins, dont deux qui représentent les cadres. Ce communiqué, signé donc par la CFDT, la CGT, FSU, Solidaires et l’Unsa, énumère dix propositions qui forment un socle commun. Le tout, pour répondre « à l’urgence sociale et environnementale et entendre les aspirations des travailleuses et des travailleurs ». On compte, parmi elles, l’augmentation des salaires ou encore l’abrogation de la réforme des retraites. Le texte se conclut par l’annonce d’une première mobilisation prévue ce week-end dans toute la France.

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Auteur: Hugo Boursier