Face à l'impasse autoritaire, la justice sociale comme réponse à la colère

Aujourd’hui, trop de personnes voient leur situation se dégrader, elles parviennent de plus en plus difficilement à vivre dignement de leur revenu et doivent choisir entre se chauffer, se nourrir, se déplacer ou se soigner. Elles vivent le déclassement social, parfois même, l’exclusion. La question du pouvoir d’achat est évidemment centrale. Lorsque le prix de l’essence, de l’alimentation, du logement et de l’énergie augmente, c’est l’immense majorité de la population qui subit les conséquences les plus lourdes : les salariées, les travailleureuses précaires, les familles modestes, les retraitées, les étudiantes et toutes celles et ceux qui peinent à joindre les deux bouts.

Cette situation est d’autant plus insupportable que les inégalités se creusent, largement favorisées par les choix fiscaux, budgétaires et économiques de ces 10 dernières années en faveur des ultra-riches et des grandes entreprises. C’est une période de tristes records, ceux des profits des entreprises du CAC 40 et des distributions de dividendes, celui du taux de pauvreté et celui du désarroi, voire du désespoir. Ces orientations ont plombé l’action publique et le système de protection sociale et, au bout du compte, tout ce qui fait société.

Les services publics, qui doivent répondre aux besoins essentiels de l’immense majorité de la population, souffrent d’un sous-financement chronique alors que les besoins sont immenses. Pour seuls exemples, partout en France, nos écoles, lycées, hôpitaux ont besoin de moyens et de personnel. Au-delà, les incendies monstres de cet été ont dramatiquement illustré l’inaction face au changement climatique et les conséquences de l’austérité budgétaire sur les moyens dont disposent les pompiers.

En ce moment même, les discussions budgétaires portent sur un projet de budget injuste qui va encore appauvrir les classes populaires et asphyxier les services publics. Et le…

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Auteur: Attac France