Face à Macron, les fragilités du Nouveau Front populaire

Et si c’était le début de la fin ? L’union des gauches, sous le nom de Nouveau Front populaire (NFP), constituée pour contrer l’extrême droite dans l’urgence des législatives anticipées de juin dernier, et proposer un contrat de gouvernement, pourrait-elle subitement s’effondrer ? L’hypothèse est sérieuse tant les détracteurs du NFP, de gauche comme de droite, s’emploient à fracturer l’union des gauches.

Faut-il s’empêcher de censurer un gouvernement qui défend quelques mesures de gauche, même les moins radicales ? Faut-il accepter le jeu parlementaire fait de compromis et de concessions ou se placer en opposition frontale à un quelconque exécutif de coalition ? Doit-on s’entêter à mener campagne derrière Lucie Castets alors qu’Emmanuel Macron a exclu de la nommer dès ses premières consultations ?


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C’est au Parti socialiste (PS) que ces interrogations s’exposent le plus au grand jour. Selon les opposants du Premier secrétaire, Olivier Faure, le PS doit se saisir de cette opportunité pour accéder au pouvoir et tenter de pousser à gauche la politique macroniste. Pour la direction de l’appareil, partisan d’un alignement stricte avec le NFP, il est hors de question d’adopter la stratégie qui condamnerait les socialistes à devenir une béquille du macronisme. La gauche a une candidate : Lucie Castets. D’après eux, l’énarque pourrait accéder à Matignon si un gouvernement est rapidement mis en échec par l’Assemblée nationale.

« Sortir des postures » pour créer une majorité

Pour les détracteurs de Faure, les critiques pleuvent. « Nous sommes dans un moment de clarification nécessaire du PS qui doit rester un parti de…

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Auteur: Lucas Sarafian

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