S’exprimant lors d’un débat du Conseil économique et social des Nations Unies (EOCOSOC) sur les activités opérationnelles de développement, António Guterres a rappelé que cet anniversaire est marqué par une crise du développement sans précédent.
Selon lui, à moins de cinq ans de l’échéance de 2030, le monde connaît un retard alarmant dans la réalisation des objectifs de développement durable, ainsi qu’une menace de voir s’effondrer les gains acquis.
En 2015, les Etats membres des Nations Unies ont adopté le Programme de développement durable à l’horizon 2030, avec 17 objectifs visant notamment à éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous.
L’avenir de millions de gens est en jeu
Dix ans après, « face à la pauvreté, à la faim, aux inégalités, à la crise climatique, aux infrastructures en déclin et au manque de ressources dans l’éducation et la protection sociale, les progrès demeurent trop lents », a estimé le Secrétaire général, pour qui « cette crise du développement est aussi une crise humaine » car « la vie et l’avenir de millions de personnes sont en jeu ».
Un autre enjeu crucial demeure le financement, alors que « les contributions financières versées en 2023 au système des Nations Unies pour le développement ont chuté de 9 milliards de dollars, soit 16 % ». Il a observé que l’ONU est de plus en plus amenée à faire « plus avec moins » et a évoqué la mise en place de nouvelles initiatives pour améliorer l’efficacité du système.
Malgré ces difficultés, le chef de l’ONU a exprimé un message d’espoir : « cet espoir repose sur plusieurs éléments », notamment la réforme du système onusien, « plus efficace et plus cohésif », et l’Initiative ONU80, qui doit conduire à des changements profonds. Il a appelé à continuer de soutenir et de renforcer cette dynamique.
Le Pacte pour l’avenir
Il a également jugé important de continuer à…
Auteur: Nations Unies FR

