Le pays connaît un troublant vertige. « C’est une nouvelle France qui va naître le 8 juillet, c’est une nouvelle France. Quoi qu’il arrive… », confie Manon Aubry, eurodéputée et cheffe de file des élus insoumis au Parlement européen, aux alentours de 19 heures ce dimanche 30 juin. Elle ne croit pas si bien dire. Une heure plus tard, les premières estimations des législatives sont rendues publiques. Le score du Rassemblement national (RN) écrase tous les autres. Avec 33,1 % des suffrages sur tout le territoire national, l’extrême droite n’a jamais été aussi près d’accéder au pouvoir depuis la naissance de la Ve République.
« Les Français ont rendu un verdict sans appel et confirmé leur aspiration claire au changement,estime Jordan Bardella depuis le pavillon Wagram, dans le 17e arrondissement de Paris. Deux chemins s’offrent à la France. D’un côté, l’alliance du pire, celle du Nouveau Front populaire rassemblée derrière Jean-Luc Mélenchon qui conduirait le pays au désordre, à l’insurrection et à la ruine de notre économie. De l’autre, l’union nationale. Cette alliance inédite motivée par l’intérêt national est désormais l’unique rempart républicain et patriote. »
Sur le même sujet : Vite, le Front républicain !
Les renoncements programmatiques du RN, sa difficulté à clarifier sa position quant aux retraites et sa volonté de discriminer les binationaux concernant les postes liés à la sécurité ou à la défense n’ont pas enrayé la dynamique du parti. Ce dernier se place en tête dans 297 circonscriptions. Il fait élire 40 députés dès le premier tour et réussit à qualifier 398 candidats au second, dans le cadre de duels ou des plus de 300 triangulaires qui se profilent. Le parti double presque les 18,68 % obtenu au…
La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Lucas Sarafian

