Chaque année, près de 300 000 personnes meurent noyées dans le monde. La noyade demeure l’une des 10 principales causes de mortalité chez les enfants âgés de 5 à 14 ans. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, qui concentrent plus de 90 % des décès, les victimes sont le plus souvent des enfants et des jeunes adultes.
Au Ghana, où l’initiative a été lancée, l’OMS estime qu’environ 1 100 personnes meurent chaque année par noyade, soit trois décès par jour. La plupart de ces drames surviennent dans des rivières, des lacs, des puits, des réservoirs d’eau domestiques ou des piscines.
Le changement climatique accentue encore les risques. La multiplication des inondations, des tempêtes et des vagues de chaleur expose davantage de personnes aux dangers liés à l’eau. Les épisodes de fortes chaleurs favorisent également la baignade et les activités nautiques.
Au Royaume-Uni, une étude a montré que les décès par noyade augmentent de 7,2 % à chaque hausse de 1 °C de la température, avec un risque presque cinq fois plus élevé lorsque celle-ci dépasse 25 °C.
Une tragédie évitable
« Chaque noyade est une tragédie, et la plupart peuvent être évitées », a souligné le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, à l’occasion de la publication du plan d’action. « La prévention des noyades n’est pas l’affaire d’un seul ministère ; elle concerne tout le monde, et les vies qu’elle sauve en sont la récompense ».
Les sept stratégies présentées par l’OMS sont regroupées sous l’acronyme PROTECT (le verbe anglais pour « protéger »). Elles traduisent en mesures concrètes la première stratégie mondiale pour la prévention des noyades, lancée en 2025 sous l’égide de l’agence onusienne.
L’objectif est de fournir aux gouvernements des solutions éprouvées pour réduire le nombre de victimes. Parmi les priorités figurent l’amélioration de la sécurité des…
Auteur: Nations Unies FR

