Et si c’était le début de la fin ? Au sein du Nouveau Front populaire (NFP), l’ambiance n’est pas au beau fixe. Pourtant, toutes les composantes de l’alliance partagent officiellement la même revendication : la nomination d’un premier ministre issu du Nouveau Front populaire (NFP). Socialistes, insoumis, écologistes et communistes seraient donc alignés. Encore faut-il lire les conditions générales d’utilisation de l’union. Car ce sont dans les non-dits et les petits malentendus que se cachent, peut-être, les fractures à venir.
Retour au 6 décembre. Sur Franceinfo quelques heures avant son rendez-vous avec Emmanuel Macron, le premier secrétaire socialiste, Olivier Faure, se dit prêt à faire des « concessions réciproques » avec le camp présidentiel et conditionne l’abrogation de la réforme des retraites à son financement, ignorant ainsi le programme économique du NFP et se rapprochant de la proposition du député Jérôme Guedj, qui plaide pour un gel de la réforme jusqu’en 2027. Une nouvelle prise de distance avec la ligne historique du NFP.
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La veille, Olivier Faure, Boris Vallaud, chef de file des députés du Parti socialiste (PS), et Patrick Kanner, président des sénateurs roses, ont envoyé une lettre à Emmanuel Macron, lui demandant une discussion avec toutes les forces qui ont fait appel au barrage républicain entre les deux tours des législatives de juin dernier et reconnaissant que la situation politique exigeait de « revenir à quelques idées simples ».
Une déclaration se rapprochant de la proposition de Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et social à l’Assemblée, qui plaide pour l’application d’un…
Auteur: Lucas Sarafian

