Opérant dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le groupe vise à amplifier leur voix dans les négociations mondiales sur le climat, où leurs vulnérabilités particulières ont longtemps été négligées.
Risques climatiques disproportionnés
Bien que les pays en développement sans littoral représentent environ 12 % de la superficie terrestre mondiale, ils ont subi près de 20 % des sécheresses et des glissements de terrain dans le monde au cours de la dernière décennie, ce qui souligne leur exposition disproportionnée aux catastrophes liées au climat.
N’ayant pas accès à la mer, ces pays dépendent fortement des États de transit voisins, ce qui accroît encore leur vulnérabilité aux perturbations induites par le climat.
Le Programme d’action d’Avaza n’est pas le premier cadre mondial à répondre aux besoins de développement de ces pays enclavés, mais c’est la première fois qu’un tel plan d’action met fortement l’accent sur l’adaptation aux catastrophes climatiques.
Un appel à la résilience et à la préparation
Natalia Alonso Cano, cheffe du Bureau régional pour l’Europe et l’Asie centrale du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), a souligné ce point dans une interview accordée à ONU Info.
Selon elle, les pays enclavés en développement sont confrontés à des risques qui se chevauchent : plus de la moitié de leur territoire est classé comme zone aride, beaucoup se trouvent dans des régions montagneuses et certains sont situés dans des zones sismiques actives.
« Les pays enclavés subissent en général des pertes économiques environ trois fois supérieures à la moyenne mondiale », a-t-elle déclaré. « De plus, les taux de mortalité [lorsque des catastrophes frappent ces pays] sont beaucoup plus élevés que la moyenne mondiale. Cette grande différence s’explique par une combinaison de cette vulnérabilité, mais aussi par une…
Auteur: Nations Unies FR

