Chaque année, en France, plus de 10 millions de personnes sont victimes d’un accident de la vie courante, dont près de 2,5 millions de seniors.
Sous cette expression sont regroupés les accidents domestiques (se produisant au domicile ou dans ses abords immédiats), les accidents survenant à l’extérieur du domicile (trottoir, magasin, etc.), les accidents survenant dans les établissements scolaires, les accidents liés à la pratique sportive et les accidents de vacances et de loisirs.
Avec les autres traumatismes (accidents de la route, accidents du travail, agressions, suicides…), les accidents de la vie courante représentent la troisième cause de mortalité en France (après les cancers et les maladies de l’appareil circulatoire et cérébro-vasculaire). Chaque année, ils donnent lieu à plus de 21 000 décès, près de 5 millions de recours aux urgences hospitalières et plus de 500 000 hospitalisations.
Malgré ces chiffres alarmants et les conséquences parfois graves que peuvent avoir les accidents de la vie courante, peu d’études s’y sont intéressées. Or, cette problématique a des enjeux économiques, démographiques et de santé publique très importants, en particulier chez les seniors, la catégorie de la population la plus concernée par les accidents de la vie courante.
Les seniors particulièrement concernés
Les seniors sont de loin la population la plus exposée aux accidents de la vie courante : un sur cinq déclare au moins un accident de la vie courante chaque année, et plus des trois quarts des décès engendrés par les accidents de la vie courante concernent des seniors.
Les chutes constituent plus de la moitié de ces accidents. Elles sont responsables à elles seules de la moitié des décès par accident de la vie courante chez les seniors, soit 8 000 à 9 000 décès chaque année. Pour comparaison, elles tuent chaque année près de 2,5 fois plus que les accidents de la route.
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Auteur: Cornel Oros, Professeur des Universités, Université de Poitiers

