Le détroit d’Ormuz, qui est important pour le passage de 20% du pétrole et du gaz naturel liquide du monde, reste en grande partie fermé en raison de la guerre qui oppose les Etats-Unis, Israël et l’Iran, augmentant ainsi les prix de l’énergie et les inquiétudes concernant l’inflation.
Au moins sept marins ont trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessés lors de multiples attaques contre des navires marchands depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran.
Lors d’une session extraordinaire à Londres, le Directeur général de l’Organisation maritime internationale (OMI) a ainsi réitéré son appel à toutes les compagnies maritimes pour qu’elles fassent preuve « de la plus grande prudence lorsqu’elles opèrent dans la région touchée et, dans la mesure du possible, qu’elles évitent de la traverser ».
« Je suis solidaire des nombreux équipages qui continuent d’assurer la continuité du transport maritime mondial dans des circonstances extrêmement difficiles », a déclaré Arsenio Dominguez.
20 000 marins bloqués
Selon plusieurs rapports des médias, l’Iran orchestre depuis le début de ce conflit au Moyen-Orient une quasi-paralysie du détroit d’Ormuz, passage entre le golfe arabo-persique et le golfe d’Oman crucial pour l’exportation des hydrocarbures de la région. Ce blocage a entraîné une forte hausse des prix du pétrole et du gaz avec un impact économique mondial.
Au-delà de ses répercussions économiques, la situation affecte directement les équipages en mer. A l’heure actuelle, environ 20 000 marins restent bloqués à bord de 3 200 navires dans le golfe Persique, à bord de navires, « exposés à des risques élevés et à une pression psychologique considérable ».
« Malgré ces difficultés, les marins continuent d’accomplir leurs tâches avec professionnalisme et résilience », a ajouté M. Dominguez.
Une série…
Auteur: Nations Unies FR

