Faire campagne c'est refuser de lutter !

Les manifs sauvages en réaction au score de l’extrême droite ont été en grande partie menées pour applaudir les représentants des partis de gauche et sont restées relativement inoffensives. L’essentiel de la conflictualité, pour une partie des manifestant·e·s, était même dirigée contre d’autres participant.e.s qui optaient pour des moyens d’actions moins consensuels (tags, casse, etc.)

Les résultats du jeu électoral sont imputés à celleux qui ne se prêtent pas au cirque des élections. Les manifs sont plus calmes que jamais et les perspectives émancipatrices sont réduites au vote pour le Nouveau Front Populaire. On nous fait croire qu’on n’a pas le choix, qu’il faut absolument s’unir derrière les espoirs électoraux qu’on nous impose. Mais s’unir implique de faire taire les envies de révolte, donc une part de soi. Nos désirs individuels de liberté sont dilués dans une supposée volonté collective d’un barrage. Aucune place pour la contradiciton, ni pour l’hétérogénéité. Les obsessions unitaires qui intoxiquent les esprits nous poussent toujours plus loin de l’émancipation de chacun·e.
Si les compromis, comme celui d’aller voter, sont des choix personnels qui peuvent se comprendre, « l’urgence » de la situation ne justifie pas de mettre en pause électorale les perspectives révolutionnaires.

La logique électorale nous place dans une position d’attente. Selon elle on ne pourrait rien faire d’autre pour lutter que de donner notre voix. En 2002 c’était la même rengaine, on voit bien ce que ça a donné depuis. Les idées réactionnaires, racistes, sexistes, patriotes, capitalistes semblent se consolider toujours plus.

On s’entend régulièrement dire « Voter prend juste une minute, ça n’empêche pas de lutter ». Cependant, participer à une campagne électorale prend plus qu’une minute. Et on nous bassine dès à présent pendant des heures d’arguments et d’idées sur les…

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Auteur: IAATA