L’ouvrage Pas de Transition sans transe. Essai d’écologie politique des savoirs de Jean-Louis Tornatore est une contribution majeure pour affronter les violences de la modernité, qui même dans son déclin, nous laisse en héritage un monde fondé sur des représentations qui ont asséché l’expérience de la communauté.
Avec ses traversées dans les corpus de l’anthropologie et de la philosophie, mais aussi du théâtre, il nous invite à renouveler une pensée décoloniale. Or celle-ci ne se laisse pas réduire pas à la convocation d’identités mais se situe résolument dans un pluralisme ontologique qui ouvre des perspectives vers une multiplicité de mondes.
Partir de la transe c’est alors convoquer la différence comme raison ultime de tout travail d’enquête. Ou des manières de multiplier les autres en nous.
C’est à cette condition qu’il nous sera possible de pluraliser le temps à venir. Et ceci ne peut pas être dissocié d’un passé qu’il nous faut rendre multiple à son tour. C’est en cela que la question des résurgences est au cœur de ce livre.
Jean-Louis Tornatore nous propose de reconsidérer les fabriques des savoirs en prenant le risque de passages entre des mondes pour sortir de la monoculture du temps linéaire avec ses catastrophes annoncées.
À voir lundi 1er avril à partir de 19h
Version podcast
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Voir les lundisoir précédents :
Dissolutions, séparatisme et notes blanches avec Pierre Douillard-Lefèvre
De ce que l’on nous vole avec Catherine Malabou
La littérature working class d’Alberto…
La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

