Faire triompher une candidature olympique, une affaire de pouvoir pour les villes

13 septembre 2017. Après trois échecs pour les éditions 1992, 2008 et 2012, Paris, seule ville candidate en lice, se voit officiellement confier l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2024 par le Comité international olympique (CIO).

Afin d’accueillir les plus grandes compétitions internationales, les pays ou les villes se portent candidats en dépensant parfois des sommes très importantes. Rien que pour candidater pour 2024, Paris avait déboursé un peu moins de 60 millions d’euros. Durant cette phase, chaque territoire tente de mettre en place des stratégies afin de pouvoir profiter des fortes retombées liées aux JOP. Le CIO, propriétaire de l’événement, reste ensuite souverain en termes d’attribution et de contrôle de l’organisation.

Sur quels critères ? Telle est la question qui a guidé notre recherche récente. Nous y montrons notamment qu’il est question de profils de pouvoir.

En France, entre 1900 et 2024, onze villes (Paris, Lyon, Lille, Annecy, Grenoble, Nice, Chamonix, Gérardmer, Luchon-Superbagnères, Albertville et Pelvoux-Écrins) se sont portées candidates pour organiser l’événement. Les vingt candidatures ont donné lieu à 6 victoires : trois olympiades d’été à Paris en 1900, 1924 et 2024 ; trois d’hiver : Chamonix 1924, Grenoble 1968 et Albertville 1992.

De mêmes profils de pouvoir

Plusieurs typologies du pouvoir existent. Nous nous sommes pour notre part fondés sur le modèle qui est probablement le plus répandu, celui proposé par le fondateur de la sociologie en Allemagne, Max Weber. Dans sa lignée, Robert Dahl a défini le pouvoir comme l’exercice d’une domination sur une organisation, de manière à engendrer un comportement qui ne serait pas obtenu sans cette influence.

Max Weber distingue trois types de domination selon qu’elle repose sur les traditions, le charisme d’un homme providentiel ou des règles comme dans une organisation bureaucratique. Y…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Frédéric Lassalle, Maître de Conférences en Sciences de gestion, IAE Dijon – Université de Bourgogne

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com