Les élections municipales sont passées, la nouvelle équipe a été élue à Tours. Comme on pouvait s’y attendre, cette séquence de politique démonstrative et opportuniste nous a montré son lot de stratégies crasses, de phrases puantes et d’hypocrisies certaines. On ne va pas s’attarder dessus, même s’il nous semble intéressant de rappeler que ce genre de moment n’a d’intérêt que pour les élites déjà en place dans leur petit entre-soi, et éventuellement pour les cercles partisans (le faible pourcentage des électeurices s’étant rendu aux urnes le montre une fois encore). Les personnes aux manettes des collectivités ou celleux qui veulent y être, on veut pouvoir leur parler et leur remonter les bretelles un peu plus qu’une fois tous les mille ans quand leur poste est remis en jeu ou quand iels ont l’opportunité de prendre le pouvoir.
Avant de mettre en lumière une stratégie de communication étonnante de l’équipe de Christophe Bouchet (« TOURS POUR TOUS », liste « de la Droite et du Centre » soutenue par une figure nationale très à droite), rappelons ce qu’est la période de réserve électorale :
Comme l’indique le site du Ministère de l’intérieur,
“La campagne électorale « officielle » est ouverte à partir du deuxième lundi précédent le jour du scrutin. Elle prend fin la veille du scrutin à zéro heure. En cas de second tour, la campagne électorale est ouverte le lendemain du premier tour et prend fin la veille du scrutin à zéro heure également.”
Il est donc interdit par la loi de faire de la propagande électorale après 0h00 la veille de l’élection (en ce qui nous concerne, c’était dans la nuit de vendredi à samedi, à 0h00).
Or, à Tours, il a été observé que l’équipe de Christophe Bouchet n’avait pas respecté cette règle, a minima dans les quartiers Sanitas-Rontonde et Beaujardin-Raspail : on a reçu le témoignage d’un habitant qui, rentrant de soirée (nuit de vendredi à samedi), était passé après…
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