Le 6 octobre 2026, dans un article publié par Le Grand Continent, un professeur du 93 avance ainsi une hypothèse qui a de quoi retenir l’attention : et si l’interdiction du téléphone dans les lycées, à la rentrée de septembre, avait déclenché la vague de blocus et de manifestations lycéennes qui secoue le pays depuis la fin du mois ? Une réponse de Distributed Gallery
Les lycéennes, ces animaux possédés
Michel Pastoureau raconte qu’au Moyen Âge, on tenait le cochon pour une bête diabolique. Le groin dans la boue et le cul à l’air, le cochon ne lève jamais les yeux vers le ciel. Morale : qui ne lève pas les yeux reste prisonnier de sa condition. Les préjugés ont la vie dure. Quelques siècles plus tard, le soupçon tient toujours, mais a changé de cible. Ce sont maintenant les lycéennes, ces petites diablotines au nez plongé dans leur téléphone comme des pourceaux dans l’auge, qu’on accuse de ne plus voir le monde.
Le 6 octobre 2026, dans un article publié par Le Grand Continent, un professeur du 93 avance ainsi une hypothèse qui a de quoi retenir l’attention : et si l’interdiction du téléphone dans les lycées, à la rentrée de septembre, avait déclenché la vague de blocus et de manifestations lycéennes qui secoue le pays depuis la fin du mois ? Les écrans, explique-t-il, feraient des élèves des « zombies », que leur téléphone, « stupéfiant-image », arracherait au monde. Leur confiscation aurait ainsi fait l’effet d’un électrochoc. Privés d’écran, les porcelets auraient enfin levé les yeux au ciel pour y découvrir leur misérable existence, et avec elle, ce que les adultes font de leur monde.
L’hypothèse est sans doute bienveillante. Le professeur précise qu’il écrit « sans aucune agressivité ni mépris envers mes élèves, que j’aime et apprécie ». On le croit, et c’est bien le problème. Le berger peut parfaitement aimer son troupeau : il…
Auteur: dev
