Samuel Forest, au micro, est le président de l’association Solidarité Partagée, qui ouvre des lieux d’accueil pour héberger des personnes dans le besoin. (« Le Poing »)
Après un premier rassemblement samedi 1er novembre, environ 100 personnes ont manifesté devant la préfecture de l’Hérault ce lundi 3 novembre pour exiger un relogement de trente personnes, dont quinze enfants, expulsées d’un squat le 27 octobre. Les familles doivent être reçus par la mairie de Montpellier pour évoquer de potentielles solutions
“Aujourd’hui, c’était la rentrée, mais je n’ai pas pu rentrer à l’école. On a pu récupérer nos affaires que hier, je n’ai pas pu faire mes devoirs”, explique Senada, l’une des quinze enfants expulsée d’un lieu de vie créé par l’association Solidarité Partagée, le 27 octobre dernier. Depuis une semaine, huit familles dorment donc devant l’hôtel de ville, à même le sol. Après un premier rassemblement organisé devant la préfecture de l’Hérault ce samedi 1er novembre, 100 personnes se sont à nouveau réunies place du Marché aux Fleurs ce lundi pour demander des solutions de relogement pérennes.
“Le préfet a dit que les familles en situation régulière étaient à l’abri, mais elles ont encore dormi devant la mairie hier soir”, constate Monique, déléguée départementale de l’Éducation Nationale, qui se dit “inquiète” pour les enfants. “La plupart d’entre eux n’ont pas pu faire leur rentrée”, déplore-t-elle. Elle salue néanmoins “un élan de solidarité avec des distributions repas, des propositions de douches et de nuits chez l’habitant, et l’ouverture de locaux associatifs pour de l’accueil de jour.”
Une solidarité “utile mais pas suffisante” selon Antoine, travailleur social membre de la coordination du travail social contre les coupes budgétaires, qui rappelle que “seulement 15% des appels au 115 [le numéro renvoyant…
Auteur: Elian Barascud

