« Combien d’enfants vont partir ? Combien de mères vont être comme moi ? », s’interroge Mounia, en larmes et la voix basse. La mère de Nahel pose ses premiers mots chargés d’émotion devant la caméra de « C à vous ». Le souffle coupé, elle raconte la manière dont elle a appris le décès de son fils de 17 ans, tué mardi 27 juin par un tir policier. « Je demande s’il est mort. Et une policière me dit… [elle acquiesce d’un signe de tête]. Je tombe. Je crie, et je tombe », murmure-t-elle avant d’ajouter : « Ils précisent pas que c’est eux qui ont tué mon fils. » La vérité, on ne la lui dit pas. Elle la découvrira par cette vidéo – deux policiers, un tir et le lent mouvement d’un véhicule au conducteur inanimé. Comme un premier mensonge de l’institution face à la famille en deuil. Face à Mounia, la mère de Nahel, Hatifa, sa tante, ou Nadia, sa grand-mère. Le début d’un combat pour réclamer « Justice pour Nahel ».
On apprend la mort. On n’y croit pas. Puis on nous salit, on nous attaque.
Assa Traoré
Ce combat est semé d’embûches. « Toutes les familles, c’est pareil. Il y a ce coup de fil qui arrive. On apprend la mort. On n’y croit pas. Puis on nous salit, on nous attaque », décrit Assa Traoré, la sœur d’Adama Traoré, mort le 19 juillet 2016 à la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise. À la marche blanche organisée à l’appel de Mounia à Nanterre, jeudi 29 juin, si les milliers de personnes présentes ont admiré le courage de cette mère célibataire de la
Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Vous préférez nous soutenir directement…
La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Hugo Boursier

