Selon un rapport publié mercredi, la situation se dégrade à un rythme alarmant dans plusieurs zones déjà fragilisées en raison du désengagement de la communauté internationale.
« Nous sommes au bord d’une catastrophe alimentaire tout à fait évitable », alerte Cindy McCain, la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), l’une des deux agences onusiennes à l’origine de l’étude. « Les mères sautent des repas pour que leurs enfants puissent manger, et les familles épuisent le peu qui leur reste pour survivre ».
Du Soudan à Gaza, les « points chauds » de la faim
De la Corne de l’Afrique à la Méditerranée, en passant par les Caraïbes, la carte mondiale de la faim dessine une même ligne de fracture : celle des guerres, du dérèglement climatique et des économies effondrées.
Le rapport, co-publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), identifie 16 « points chauds de la faim », dont six crises majeures – Haïti, le Mali, la Palestine, le Soudan du Sud, le Soudan et le Yémen – où la famine menace directement des millions d’êtres humains.
Au Soudan, la guerre civile opposant l’armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui ravagent depuis plus d’un an les États du Kordofan, dans le centre, et du Darfour du Nord, dans l’ouest, ont déjà provoqué la famine dans cinq régions. La malnutrition atteint des niveaux record dans le pays, et « des milliers de personnes risquent de mourir » si l’aide n’arrive pas immédiatement.
Dans la bande de Gaza, une famine a été confirmée cet été au nord de l’enclave palestinienne, victime cette année d’un blocus humanitaire et commercial plus ou moins complet de la part des autorités israéliennes. Si l’aide entre désormais sur le territoire à la faveur du cessez-le-feu conclu le mois dernier entre Israël et le Hamas, l’acheminement de nourriture demeure insuffisant et…
Auteur: Nations Unies FR

