Les corps faméliques, les yeux exorbités, les Gazaouis tendent à bout de bras des casseroles vides. Le « pire scénario de famine » est en cours selon l’IPC (Integrated Food Security Phase Classification). Le rapport souligne qu’en trois mois et demi, 20 000 enfants ont été traités contre la malnutrition, 3 000 souffraient de malnutrition sévère.
« La famine prend un tournant alarmant et mortel », conclut le rapport. Une perosnne sur trois passe plusieurs jours sans rien manger. « Nous devons inonder Gaza, immédiatement et sans entrave, d’aide alimentaire massive, et la maintenir chaque jour afin d’éviter une famine généralisée », a déclaré la directrice du Programme alimentaire mondial (PAM), Cindy McCain.
Des largages insuffisants et dangereux
Depuis deux jours, Israël a réautorisé le largage de vivres sur le territoire palestinien. 25 tonnes d’aide ont atterri, l’équivalent d’environ un camion.
L’Espagne a annoncé qu’elle larguerait 12 tonnes de nourriture cette semaine, l’Allemagne a expliqué organiser un pont aérien avec la Jordanie, quant à la France, elle devrait elle aussi larguer des parachutes humanitaires dans le ciel de Gaza. Mais le rapport de l’IPC avertit que ce ne sera pas suffisant pour « inverser la catastrophe humanitaire ». L’organisme alerte sur des largages couteux, dangereux et moins efficaces que les ravitaillements par la route. L’acheminent par les airs crée effectivement de nombreux…
Auteur: Clémentine Louise

