Savoir qu’un drame humanitaire majeur est imminent à Gaza et ne rien faire pour l’empêcher relève, pour la communauté internationale, au mieux d’une lâcheté face à ses engagements en droit international, au pire d’une faillite morale en cautionnant une politique suprémaciste coloniale où le droit à la vie n’est pas le même pour tous.
De fait, l’utilisation de la faim comme arme de guerre par le gouvernement israélien et son impact sur les civils est une réalité documentée à Gaza sur laquelle alertent depuis de nombreux mois les ONG humanitaires et l’ONU. Cette dernière a d’ailleurs officiellement déclaré le 22 août 2025 l’état de famine dans la bande de Gaza. Près d’un demi-million de personnes se trouvent désormais confrontées au niveau le plus grave d’insécurité alimentaire dans l’enclave palestinienne, exposées à un danger de mort imminent.
Une extension de cette réalité sanitaire morbide impliquant privation, malnutrition et mortalité est prévue dans les autres gouvernorats du centre et du sud de la bande de Gaza d’ici à fin septembre, si aucune action tangible n’est engagée. Cette officialisation de la famine qui résulte d’actes graves observés depuis plusieurs mois et qui constitue un crime de guerre, sonne comme une injonction aux États du monde, tous signataires des conventions de Genève de 1949, d’agir pour mettre fin à ce drame. Il y va du respect du droit international, de sa survie comme de celle de deux millions de civils à l’agonie.
Destruction massive et stratégie de siège
Depuis les atrocités du 7 octobre 2023, l’armée israélienne mène des opérations destructrices quasi incessantes. Elles ont déjà causé la mort d’au moins 62 000 personnes dont plus de 83 % de civils – en majorité des femmes et des enfants. Ce chiffre n’inclut pas les patients morts, faute de soins, ni les corps restés sous les décombres.
Près de…
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