Fascisme : Le Figaro contre les historiens

« Ces historiens militants qui instrumentalisent leur discipline pour combattre un fascisme imaginaire. » C’est le titre d’une chronique publiée le 19 mars par Le Figaro et signée Paul-François Paoli, journaliste au quotidien de droite. 

Les « historiens militants » en question ? Johann Chapoutot, Nicolas Offenstadt et Gérard Noiriel. Le journaliste du Figaro les attaque car, voyez-vous, ils « imposent une grille de lecture dans le débat public : le présent serait un recommencement des années 1930 ». Or, aux yeux du Figaro, étudier l’histoire du nazisme (Chapoutot), des conflits mondiaux (Offenstadt) ou des luttes sociales (Noiriel) est une « lecture militante » qui « fascise l’adversaire » et « trahit l’exigence de nuance qui devrait être celle des historiens ».

L’exigence de nuance des historiens ne s’applique apparemment pas au journaliste du Figaro.

L’exigence de nuance des historiens ne s’applique apparemment pas au journaliste du Figaro, qui résume à gros traits la position de trois historiens aux thèses, sujets d’études et opinions diverses, comme s’il s’agissait d’un seul homme : « Ils voient le monde en noir et blanc ou plutôt en brun et rouge. » Il poursuit : « La “bête immonde” ne demande qu’à se réveiller, avec, d’un côté, les “résistants antifascistes”, de l’autre les “fascistes” ou apparentés et, entre les deux, les indécis plus ou moins complaisants avec le monstre qui frappe à la porte. Jordan Bardella, Bruno Retailleau ou Marine Le Pen forment le peloton de tête de leur démonologie. » 


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Il s’agit donc, pour le journaliste du Figaro, de défendre l’idée selon laquelle ces historiens – qui…

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Auteur: Pauline Bock

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