La fin de la fast fashion attendra la saison automne/hiver. Pourtant, le gouvernement semblait vouloir aller vite sur le sujet. En marge des discussions au Sénat, il déclenche la procédure accélérée. Autrement dit, une adoption définitive du texte conduisait automatiquement à une discussion en commission mixte paritaire (CMP) pour tenter de rapprocher la version du Sénat avec celle de l’Assemblée, votée en mars 2024.
Mais le gouvernement a mis un coup d’arrêt à cet enchaînement en repoussant les discussions en CPM à l’automne prochain. Dans un communiqué de presse posté sur le réseau social Bluesky, le groupe socialiste au Sénat regrette que le gouvernement ne prenne pas conscience de la « nécessité » du texte et rappelle « l’urgence » à agir. La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, saluait pourtant, après l’adoption du texte, un « premier pas législatif d’une attaque frontale contre le fléau de la mode ultra-éphémère ».
Un texte soutenu par le gouvernement
Car, c’est avec l’aval du gouvernement que le texte a pu voir le jour. Initié il y a plus d’un an par la députée Horizons Anne-Cécile Violland, le texte a recueilli un large consensus parmi les différents courants représentés au Sénat. Dans la version sénatoriale, l’accent est mis sur la « mode ultra-express » que produisent les marques comme le géant Shein. La rapporteure du texte, la sénatrice apparentée LR, Sylvie…
Auteur: Marius Texier

