Publicité interdite et malus
Prouesse et non des moindres, la proposition de loi a mis tout le monde d’accord, malgré les 208 amendements qui avaient été déposés avant sa discussion à l’Assemblée. Dans l’hémicycle, 146 voix ont voté « pour » freiner l’industrie de la fast-fashion.
Porté par la députée Anne-Cécile Violland dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Horizons, le texte prévoit tout d’abord de fixer le seuil à partir duquel une entreprise sera considérée comme proposant de la fast-fashion, et, ainsi, de la définir.
Une initiative qui permet à la France d’être le « premier pays au monde à légiférer pour limiter les dérives de l’ultra-fast fashion », comme l’a indiqué le ministre de la transition écologique Christophe Béchu lors de la discussion du texte.
Ce seuil, qui reste cependant à définir par un décret ultérieur du gouvernement – une marge de manoeuvre qui a soulevé des inquiétudes auprès des Insoumis et écologistes – sera déterminé en fonction du nombre de vêtements neufs mis sur le marché par ladite entreprise chaque année.
La coalition Stop Fast-Fashion, qui réunit « 8 organisations engagées pour en finir avec les ravages de cette industrie », souhaite à ce titre que « toutes les marques qui proposent plus de 5000 modèles par an soient considérées comme relevant de la fast-fashion ».
Un seul qui permettrait ainsi de pénaliser les enseignes d’ultra fast-fashion comme Shein ou Temu, mais aussi d’autres à l’image de Primark, H&M, Zara ou Amazon.
Les autres mesures visent quant à elles à imposer un malus aux entreprises de la fast-fashion dépassant le seuil, à définir, précédemment cité. Une pénalité de 5 euros sera appliquée pour tout produit neuf commercialisé dès 2025, pouvant atteindre 10 euros en 2030.
Le texte prévoit également l’indexation des pénalités sur l’affichage environnemental, et interdit la publicité…
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Auteur: Juliette Boffy

